
Je pense justement que ce départ précipité
a joué sur mon mental. Certes je suis plus mûre, mais
je suis également plus fou -et je n'ai pas peur de le
dire...
Je sais qui je suis, ce que je représente, l'animal
qui m'habite... je me connait et je suis concient de ce dont
je suis capable.
Ce matin là, il était 10 heure passé,et
je compris que c'était le moment ou jamais de me
venger de toutes ces années de silence et de souffrance. Ma
décision était prise et je ne voulais plus reculer.
Belle erreur ou super idée démoniaque, va savoir ce
qu'il m'était passé par la tête pour songer
à une chose pareil.
La mort, la solution ?
Je ne saurais répondre, même aujourd'hui. Mais ce
que je peux affirmer haut et fort, c'est que ce jour là,
j'avais 18 ans. Et que tout le monde l'ignorait, sauf moi. Et que
ç'a été la goutte d'eau qui a fait
déborder le vase.
Harrie, mon âme-soeur, mon coeur, venait de disparaitre.
Et que fait-on lorsqu'il nous manque âme et coeur ? On
devient taré. Car l'esprit tout seul... eh bah y tient que
dalle.

Ma mère prenait sa douche, sans se douter de ce qui
allait arriver.
Ma pauvre mère. Conne comme son cul. Soit belle et tais-toi, voilà ce que
lui disait mon beau-père, sans arrêt. Et elle
l'écoutait...
Ma pauvre mère, cette femme cent pour cent 70's, des
fringues jusqu'à la coupe de cheveux en passant
par les boucles d'oreilles.
C'était bientot terminé.
Soit belle et tais-toi.

Je me suis allongé sur le ventre (je me souviens encore
du parquet dur qui compressait mon estomac) pour prendre l'arme que
je cachais sous mon lit depuis une semaine maintenant.
J'ai eu de la chance que personne ne vienne fouiner
là-dessous et tombe dessus. J'aurais eu ma punition avant
même d'avoir fait le mal.
Au bout d'un moment à tatonner dans la poussière,
j'ai senti sous mes doigts un objet froid... je l'ai reconnu tout
de suite. Le pauvre type qui m'avait prété ce truc ne
l'aura finalement jamais revu...
Quel con celui-là.
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