Dans un quartier défavorisé, que l'on pourrait qualifié de sale et infréquentable, une ombre se glissait avec souplesse dans les recoins les plus sombres des ruelles, longeant les murs, laissant son voile onduler derrière elle.
Perchée sur ses hauts talons, enveloppée dans sa grande robe blanche, la chose -approximativement ressemblant à une femme- se dirrigeait d'un pas allègre vers les grilles du cimetière.

Une fois près de la porte en fer sombre et rouillée, elle sortit une épingle de ses cheveux et commença son oppération en faisant bien attention à ne laisser aucune empreinte.
Elle crocheta donc la serrure, sans se presser et avec un calme presqu'inquiétant. Un court instant plustard, le portail céda sous sa manoeuvre expertes et pivota sur ses gons dans un cri d'animal qu'on égorge. Comme un chien, plus précisément comme celui qu'elle venait de laisser derrière elle.

Elle entra, toujours aussi joyeuse et perchée sur ses chaussures à talons aiguilles. Sa longue robe blanche roula autour des ses chevilles au rythme de ses pas légers. Elégante, dans cette sombre atmosphère nocturne, ses intensions n'étaient pourtant pas si bénéfiques que son apparence de mariée.
Cette ombre blanche se faufila entre les tombes et arriva à celle qu'elle désirait voir. Elle sortit de son décolté une seringue à la taille démesurée et fit ce qu'elle avait à faire. Après quoi, elle nettoya l'objet avec un pant de sa robe, avant de partir en chantonant, sans se douter qu'on l'avait vu à l'oeuvre.
Mamzelle
mer 19 nov 2008 10:23